11.07.2007

L'AFBD et la CBF rendent hommage à Fadhma Amrouche


Dimanche 08 juillet, près de 400 personnes de tout âge étaient réunies dans la petite commune de Baillé (350 habitants), en Ille-et-Vilaine, pour saluer la mémoire de Fadhma Ait Mansour Amrouche. Familles, cadres associatifs et représentants institutionnels s’étaient donné rendez-vous devant la tombe de 8d0ad6bde586c56cdde5dc061133b5f3.jpgla poétesse pour lui rendre un chaleureux hommage et commémorer son œuvre. Des curieux informés par Ouest-France et quelques Baillochins étaient également présents.

La cérémonie a débuté à midi et demi, avec le recueillement sur sa sépulture. Des enfants ont déposé une gerbe de fleurs sur la stèle. M. Olivier Gaigne, Maire de Baillé ; M. Philippe Mouazan, chanteur et poète breton, M. Louis Dubreil, Maire de Saint-Brice-en-Coglès et Conseiller général du canton, M. Khaled Drider de l’Association Culturelle des Berbères de Bretagne et M. Mustapha Saadi pour la Coordination des Berbères de France, ont pris la parole pour souligner l’importance de cette commémoration.

 

Le beau temps était au rendez-vous. Il a permis à la foule de pique-niquer dehors et de faire de cette journée un grand moment de convivialité.

Durant la table ronde, l’assemblée réunie dans la salle de l’école pleine à craquer, a écouté des extraits de l’ouvrage de Fadhma Amrouche "Histoire de ma vie" et pu intervenir sur certains aspects de son parcours, évoquant tantôt le courage, tantôt la marginalité, ou bien encore la richesse de son travail et son apport pour les jeunes générations.

La journée s’est achevée devant la maison occupée par la poétesse à la fin de sa vie. Pour le plus grand plaisir du public, une troupe traditionnelle Ideballen et les chanteurs et musiciens berbères Farid Belkadi et Wahab ont accompagné tous les moments forts de ce « pèlerinage » par des chants et des danses.

Ils ont également animé le voyage, pour les quelques 200 personnes venues d’Ile-de-France. « Il y avait beaucoup d’ambiance dans les cars et pendant les pauses. Je n’ai pas vu passer les huit heures de transport. La journée toute entière fût comme un grand chant pour la mémoire de Fadhma », a déclaré une mère de famille avant d’ajouter « elle représente le combat de beaucoup de femmes. Nous ne devons pas l’oublier ». « Ca valait la peine de faire le déplacement ! Nous avons peu d’occasions de nous réunir et de mettre ainsi en valeur une partie de notre culture, de notre histoire » a répliqué un participant.